24 juin 2026
ASSEMBLÉE
Jeu politique satirique · web → Steam / itch.io · solo
Une comédie politique française jouable : un cours d'histoire sans en avoir l'air.
La direction actuelle
CAP ACTIF · depuis le 23 juin
Faux média / propagande : la fabrique du récit national
Tu joues le spin doctor. La réalité tombe (scandales, gaffes, crises), et tu décides ce que le pays croit par la façon dont tu l'emballes. Boucle simple façon Reigns : événement brut → choix de spin → l'opinion bouge → l'événement suivant en découle.
Pourquoi ce cap : une comédie politique est un genre d'écriture, pas de systèmes. Ce cadre met ton superpouvoir (l'écriture, la satire) au centre, au lieu de l'enterrer sous de l'équilibrage.
Réfs prouvées : Not For Broadcast · The Republia Times · Headliner: NoviNews · The Westport Independent. Place libre : la satire française (tous les autres sont sombres / dystopiques).
Le chemin parcouru
Avril – Mai
Prototype Godot 4 + cockpit web de game design (22 pages) + gamedata.json (30 cartes, 5 partis, events, boss).
17 juin
Décision : on construit le jeu jouable en web, pas en Godot (itération plus fluide, démo navigateur).
17–18 juin
Bascule full 3D (Three.js) : cartes en verre gravé, hémicycle modélisé sous Blender, vote animé parti par parti.
22 juin
Pivot game design : le cœur devient un deckbuilder « le Balatro de la politique » (combos, synergies, le « one more run »).
23 juin → aujourd'hui
Nouveau cap : comédie politique « faux média / propagande ». Le deckbuilder est parké comme matière. On repart sur l'écriture et la satire.
Ce qui est déjà construit (jouable / visible)
Moteur 3D : la main de cartes en matièresThree.js. Cartes verre / bois / pierre / métal selon la rareté, survol incliné, montée à l'Assemblée. Loi adoptée = illumine, rejetée = se brise selon la matière (éclats de verre, blocs de pierre + poussière, échardes de bois, tôle qui tournoie).
Proto « combo » (feel-06)Le moment validé manette en main : énergie + multiplicateur + synergies.
Proto « âme des partis » (feel-09)Dernier jalon deckbuilder, qui a déclenché le pivot vers l'écriture.
Les fondations (réutilisables, peu importe le concept)
9
prototypes « feel »
toute la recherche de game feel, du vote-simu au combo deckbuilder
30+
cartes-lois écrites
gamedata.json : 5 partis, events, boss, 6 jauges (JSON pur, indépendant du moteur)
~170
mécaniques de jeu
ma Gameplay Library perso, 16 familles, pour piocher des idées
5
livres de game design
résumés (Koster, Schell, Fullerton, Game Balance…) pour appuyer les choix
3D
hémicycle Blender
577 sièges colorés par parti, vote animé (parké avec le deckbuilder)
web
stack itérable
HTML/JS + Three.js, démo navigateur, emballage Steam plus tard
L'ADN qui reste, quel que soit le format
humour noirsatire françaisedilemmes politiques
« cours d'histoire sans en avoir l'air »écriture d'abordrun courte, rejouable
Prochaine étape
Donner forme au cap « faux média » : un concept écrit propre (la boucle événement → spin → opinion) puis un premier proto d'écriture, simple, pour sentir si la satire fait mouche. L'écriture pilote, le système suit.
29 juin 2026
SESSION DE DESIGN
Discussion à deux (game design + direction artistique) · synthèse audio
On rebranche le moteur de cartes Balatro, mais piloté par la satire : le JT du soir devient la fabrique du récit.
Le cap qui se dessine
CAP FUSIONNÉ · 29 juin
Le deckbuilder ET la satire, réconciliés
Retour assumé au moteur de cartes façon Balatro (jouer/défausser pour faire passer des lois, combos, jokers), mais la couche d'écriture reprend la main par la conséquence : à chaque fin de journée, un journal de 20h montre ce que tes lois ont provoqué dans le pays.
Le JT = la fabrique du récit, version visible. Tu ne spinnes plus l'info en amont, tu en assumes les retombées en aval.
Réfs citées : Balatro (moteur, jokers) · Papers Please (coups de fil louches) · Human Resource Machine / 7 Billion Humans (lore distillé entre les niveaux) · Hadès.
Le pitch narratif
Le tirage
3 personnages, 3 histoires. Ils ouvrent leur téléphone, une loterie les sélectionne, et ils popent devant l'Assemblée sans savoir pourquoi.
Le décor
Un futur où c'est la merde, une Assemblée peuplée d'IA aux visages humains dessinés.
Le ton
Faire polémique mais drôle, taper sur tout le monde en restant civilisé. Chaque mouvance a sa couleur et son symbole.
La boucle, en 3 niveaux imbriqués
1 · Les cartes
Tu joues et défausses des cartes pour lancer une loi. Decks par mouvance = des types d'énergie.
2 · Le vote
Faire passer la loi, une boucle dans la boucle. Jokers = lobbies (patronal, poignée de main, deal au yacht).
3 · L'amendement
La phase « break » du soir : tu prépares les lois du lendemain. Ce que tu fais ici se retrouve le jour d'après.
Les briques de système discutées
JT
le journal de 20h
fin de journée : télé, radio, presse ou réseaux qui montrent les conséquences de tes lois
5
niveaux d'events
semi-commune → commune → rare → épique → légendaire (de la crèche à la bombe atomique)
☠
permadeath roguelike
viré dans la nuit = nouveau perso qui hérite de certaines lois du précédent
⚖
loi hors-couleur
faire passer une loi contre ta mouvance = malus / débuff (ou buff selon le cas)
J1
le jour-tuto
premier jour : on t'explique, tu votes juste oui/non sans gérer les lois
+∞
decks extensibles
3 au départ (gauche/centre/droite), puis extrêmes, anarchiste, libertarien…
À trancher
arène : bureau bureaucratique vs hémicycle
amendement = point-and-click / enquête sur faux téléphone ?
cohérence avec l'ancien cap « faux média »
Côté lancement
Cible 20-35 ans, public Twitch, jeu viral assumé. Le pousser pendant la période électorale (vers fin 2026) avec un Insta de contenu autour des takes politiques. Viser une bêta pour cette fenêtre.
29 juin 2026 · soir
SESSION DE DESIGN · 2
Structure roguelike, progression, et le débat de l'IA dans le jeu
La courbe se dessine : Balatro rencontre Slay the Spire. Journée → semaine → campagne. Et une vraie question de fond sur l'IA.
La structure qui se précise
PROGRESSION · 29 juin soir
Balatro × Slay the Spire, version politique
1 journée = une boucle (cartes → vote → amendement → JT). 1 semaine = 5 jours = un objectif à faire passer (ex. « le pouvoir au peuple »), avec bilan en fin de semaine. Plusieurs semaines mènent à une campagne = un boss = les élections : là tu fais pencher l'opinion du peuple, pas l'Assemblée. Même deck, mais le boss encaisse plus.
Boucle longue : gagner l'élection ouvre un new game + qui durcit, façon mode infini de Balatro. Partie entière estimée à 4 semaines, soit 20 boucles, autour de 40 minutes. Difficulté = couches d'events (débutant / inter / difficile), avec un clin d'oeil méta : facile macroniste, medium RN, difficile LFI.
La courbe d'une partie
La journée
Cartes, vote d'une loi, amendement du soir, puis le JT qui montre les conséquences.
La semaine
5 journées au service d'un objectif. Bilan : combien tu as réussi à faire passer.
La campagne
Boss = les élections. Tu retournes l'opinion du peuple. Victoire = tu continues.
New game +
Ça durcit run après run, tu bâtis un deck de fou. RNG et seeds façon Balatro.
Le débat de fond : l'IA dans le jeu
L'idée : une sous-couche IA où des PNJ réagissent vraiment aux cartes jouées, pour un « jeu 2026 ». On sépare le câblage / game logic (intéressant) de la génération d'images (mis de côté).
Le garde-fou : sur Steam, la mention d'usage d'IA est obligatoire et une partie des joueurs boycottera. Choix à assumer. À vérifier : la mention couvre-t-elle aussi le câblage, ou seulement le génératif ?
Les idées de la session
⌨
la séquence mindfuck
une fois dans la partie, tu tapes au clavier et parles à un PNJ-IA. Un 2e PNJ : « vous parlez à une IA »
⚡
l'énergie par mouvance
un symbole rigolo par camp (gauche = bracelet de festival). L'extrême droite reste à trouver, plus fin que le cliché
👤
perso par background
tu choisis une vie, pas un programme. La sociologie décide s'il penche à droite, au centre ou à gauche
🎨
l'affiche électorale
section paint partageable en clip TikTok. Bonus fun viral, c'est le mandat qui décide de l'élection
📺
le JT en breaking news
vannes + effet domino géopolitique : un pays voisin bascule et influence le tien
🃏
les events maison
colis de Philippe Katerine, groupe de métal nu à l'Assemblée, fausses factures à déceler
Le genre, formulé
incremental à la Balatrodeckbuilding roguelite Slay the Spire
sélection de personnagestory game sur la longueurmix de genres qui fonctionne
À trancher
La place exacte de l'IA (et son impact sur l'audience Steam). La durée cible d'une boucle. Le symbole d'énergie de chaque mouvance. Et acter la progression journée → semaine → campagne dans le GDD. Objectif partagé : un proto jouable dans 6 mois.
29 juin 2026 · nuit
SESSION DE DESIGN · 3
La session qui structure tout : la boucle se chiffre, le deck s'inverse
De la discussion au schéma. On tient la courbe d'une partie, minute par minute, et une décision qui simplifie tout le deck.
La décision forte de la soirée
DECK INVERSÉ · 29 juin nuit
Tout le monde a les mêmes cartes
Au lieu d'un deck par personnage (façon Slay the Spire), tous les persos partagent les mêmes cartes, sauf quelques cartes spéciales d'énergie. Ce qui change selon le perso, ce sont les lois qui te tombent dessus et ce que les gens pensent de tes votes.
Cohérent dans la fiction : tous les partis sont d'accord sur les lois banales, et c'est seulement sur les lois clivantes que ça devient gauche / centre / droite. On abandonne les builds multiples et les classes : trop lourd à équilibrer.
Le schéma de structure (whiteboard Discord)3 persos, mêmes cartes. 1 semaine = 4 journées. Entre les semaines : élection (fais ton affiche) ou gros event. 4 semaines puis fin du jeu (true / neutral / bad ending + mode infini). 1 loi = 1 attaque, main de 5 cartes, 3 défausses.
La boucle, chiffrée
La journée (~4 min)
Vote loi → pause-déj (shop) → vote loi → amendement → JT. Une loi = une attaque : des défausses pour faire une bonne main, puis une seule main jouée.
La semaine (~15 min)
4 journées. Les lois deviennent de plus en plus clivantes (immigration, salaire commun). Entre deux semaines : élection ou gros event (pandémie, Coupe du monde).
Le mois (~1 h)
Semaine 1 = tuto. Puis législatives (mini-boss), puis présidentielle (boss final). 4 semaines = une run.
La fin
True / Neutral / Bad ending selon ton perso, puis mode infini incrémental (élections + gros events, de plus en plus dur).
Les systèmes posés
🔥
pause-déj = feu de camp
un seul choix : piocher une carte, intimider un opposant, ou pot-de-vin (+20% de lois dans ta couleur)
📰
amendement = Papers Please
trier les lois générées par IA (vraie/fausse, à garder/rejeter) pendant que le JT joue en fond
🎭
soirée mondaine = visual novel
façon Ace Attorney : convaincre des PNJ. C'est là que se glisse la séquence méta « vous parlez à une IA »
♻
la mort façon Reigns
mandat qui tombe, mais la timeline continue : un autre des 3 persos est tiré au sort. Les 3 d'affilée = un 4e
📊
2 jauges à gérer
opinion publique + économie. Le % gauche/centre/droite change après chaque élection selon tes lois
🏆
affiche + trophées
affiche notée bêtement (3+ couleurs = +1 voix, peut clutch), pensée TikTok. Trophées par perso et par ending
Le ton et la cible
absurde à l'anglaiseLa Cité de la peurMission Cléopâtre
vannes débiles au JTcible : joueur average, pas hardcoreon pense très fort à TikTok
Le gros chantier identifié
L'équilibrage, annoncé comme « un enfer » : comment les cartes influencent le vote, comment le pourcentage des partis bouge, à quel degré la difficulté monte. Reste aussi à fixer le nombre exact de cartes de départ (piste : 5-6 dont 3 communes) et le contenu des lois par rareté.